Elle pensait à comment elle allait la vivre, l’épreuve pour laquelle elle s’était dit: «Tu vas réussir ou parfois tu vas échouer.» Cette voix qui te dit quoi faire, quoi penser, celle qui te détruit la vie. La jeune fille se dit qu’elle allait réussir, mais la voix disait le contraire, elle avait de la difficulté à faire sa vie à cause de cette voix, celle qui la contrôlaît comme une marionnette. Comme une marionnette qui n’était dirigée que par des fils, des fils contrôleurs qui décidaient de sa posture, de ses mouvements, de ses gestes… de tout. Elle n’arrivait pas à s’en débarrasser, elle voulait simplement les couper, les faire disparaître. La pression sociale, c’est ce qu’elle vivait. Elle ne décidait plus quoi faire, ses proches et ses amies désignaient ses seuls choix comme si elle choisissait sa vie… comme si sa vie lui appartenait. La pression sociale n’est pas une obligation, c’est un choix. Le choix d’écouter ou de faire attention aux personnes qui dirigent ces fils contrôleurs.
Coralie Auger