Histoire

El Días de los Muertos

Partout dans le monde,  nous célébrons des fêtes typiques de plusieurs pays. Au Canada et aux États-Unis, on fête Noël. En Italie, on fête la Festa della Repubblica…mais que fêtons-nous au Mexique ? Nous célébrons l’ El Dias de los Muertos, qui en français signifie: Le jour des Morts. C’est une fête typique du Mexique et d’Amérique Centrale qui célèbre et honore les défunts. Elle est généralement fêtée lors des deux premiers jours de novembre. Contrairement à ce que beaucoup  pensent, cette fête n’est pas triste. Au contraire, elle est joyeuse! Les familles des défunts construisent ou visitent des autels et y apportent des offrandes telles que du pain de mort, communément appelé Pan de Muerto, pour recevoir les âmes de leurs pertes. L’El Dìas de los Muertos constitue une grande organisation. La voici en quelques étapes.

 

La Cempasùchil 

La Cempasùchil est une fleur mexicaine de couleur orange vif. Les communautés mexicaines disposent  au sol les pétales de cette fleur pour guider les âmes des morts vers l’autel grâce à leur odeur. La fleur de l’El Dìas de Los Muertos rappelle la joie et la lumière lors de la célébration. On s’inspire de sa couleur pour décorer les villages. La Cempasùchil pousse au centre du Mexique, autour de Puebla et dans la région d’Atlixco.

 

Les décorations 

Les Mexicains décorent leur village en utilisant surtout des couleurs vives comme le rose, l’orange, le rouge, le jaune, le mauve, le bleu et le blanc. On fabrique des calaveras, qui sont des crânes en sucre et en argile. Les personnes qui célèbrent l’El Dìas de los Muertos utilisent leur imagination pour peindre les calaveras. On peut y peindre des fleurs, des guitares ou juste des traits abstraits. On les dispose ensuite sur les autels, dans les marchés et partout dans les villages. Ensuite, les enfants préparent des Papel Picado, ce qui est du papier découpé. Les mexicains prennent du papier de soie, sortent leur minutie et découpent des phrases et des motifs figuratifs, pour ensuite les mettre en banderoles et les suspendre dans les airs. 

 

Des humains-squelettes

Beaucoup de personnes se demandent pourquoi les gens se maquillent en squelette le jour de l’El Dìas de los Muertos. Les Mexicains portent un maquillage de squelette à leur visage pour honorer les morts d’une façon heureuse. Tout le monde y participe, les hommes comme les femmes, les personnes âgées comme les jeunes. Les femmes attachent des fleurs à leurs cheveux alors que les hommes les attachent à leur chapeau. Autour des yeux, on dessine des demis-cercles de couleur pour que ce soit plus joli et moins sobre. Sur le front, on trace, en noir,  un motif qui ressemble à une toile d’araignée. Le costume des femmes est une belle robe de style princesse, de couleur noire, rouge ou orange. Mais il y en a même qui optent pour une robe arc-en-ciel. Pour les hommes, c’est souvent un habit noir et rouge de style mariachi accompagné d’un sombrero. 

 

Plus de culture…

Un des films les plus marquants de l’histoire de l’El Dìas de los Muertos est Coco. Dans ce film, Miguel Rivera, un petit garçon passionné de musique, doit se cacher pour jouer sur sa guitare, car la musique  est bannie de sa famille. Tous les membres de la famille de Miguel sont dédiés à fabriquer des souliers. On dit que l’arrière-arrière-grand-père de Miguel, qui était musicien, est un traître et a abandonné sa famille pour poursuivre sa carrière musicale. Au début du film, Miguel croit que son ancêtre est Ernesto de la Cruz, le chanteur au charme immanquable. C’est un peu comme son idole. Un soir, il décide d’aller dans la petite chapelle ou la guitare d’Ernesto est accrochée au mur, et décide de jouer une chanson avec cet instrument. Tout à coup, il est transporté dans le monde des morts, le jour de l’El Dìas de los Muertos. Miguel fait la rencontre d’Hector. 

Sans se douter de rien, Miguel se rapproche d’Hector et réalise que quand les membres de la famille d’un défunt commencent à l’oublier, il disparaît à tout jamais. Plus tard, le jeune garçon rencontre Ernesto de la Cruz et apprend qu’il a tué Hector, qu’il a volé ses chansons et qu’il n’est même pas son ancêtre.  Miguel finit par comprendre que c’est avec Hector qu’il partage son nom de famille.  Une fois revenu dans le monde des vivants, Miguel  réalise que son arrière-grand-mère (la fille d’Hector) commence à oublier son père. Alors, il se met à chanter la chanson Ne m’oublie pas, qu’Hector chantait toujours à sa fille quand elle était plus jeune. Mama Coco, se met également à chanter la chanson et se rappelle de son père Hector. 

Psssssiiiiit… Dans le film, on peut voir Miguel traverser un pont fait de pétales d’une fleur orange. Eh bien, cette fleur est la Cempasuchìl.

Léanne Hudon

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